N-Gage Formation Claude

Claude Code

Skills personnels pour Claude Code (locaux)

Statut : stable Plan minimum : Pro Démo : 8-15 min Vérifié le : 2026-05-17

Source officielle : https://code.claude.com/docs/en/skills

Skills personnels pour Claude Code (locaux)

TL;DR

Un Skill local Claude Code, c'est un dossier rangé dans ~/.claude/skills/<nom-skill>/ qui contient au minimum un fichier SKILL.md. Le YAML frontmatter du SKILL.md décrit le QUAND (champ description, c'est lui qui sert de déclencheur), le corps markdown décrit le COMMENT (instructions, étapes, format de sortie). Claude Code charge le Skill automatiquement quand le contexte le justifie, ou vous l'invoquez explicitement avec /<nom-skill>. Règle simple pour décider d'en faire un : si vous redonnez les mêmes instructions plus de trois fois, automatisez-le.

Pour qui c'est utile

Quatre profils de power users tirent un bénéfice immédiat des Skills personnels Claude Code :

  • Développeurs et ops qui automatisent les mêmes tâches de maintenance (commit propre, génération de tests, audit dépendances, déploiement sur un serveur précis) avec leurs conventions internes.
  • Consultants et formateurs qui produisent les mêmes livrables à répétition (compte rendu, audit, support de session) et veulent un rendu cohérent sans recoller la procédure à chaque fois.
  • Fonctions support techniques (data, automatisation, intégration) qui pilotent des outils récurrents (n8n, Airtable, base SQL, scripts maison) avec des règles métier stables.
  • Indépendants qui pilotent leur structure (compta, facturation, suivi prospects, routines quotidiennes) et veulent qu'une session Claude Code démarre toujours dans le bon état.

Le déclencheur de bascule vers un Skill est toujours le même : la troisième répétition. Si vous recopiez les mêmes instructions plus de trois fois dans des chats successifs, ou qu'une section de votre CLAUDE.md ressemble à une procédure plutôt qu'à un simple rappel de contexte, le moment est venu d'en faire un Skill.

Comprendre les Skills personnels Claude Code (la mécanique sous le capot)

Un Skill Claude Code est un dossier sur votre disque, pas un fichier isolé. La structure de base ressemble à ceci :

~/.claude/skills/
  mon-skill/
    SKILL.md            # cerveau du Skill (instructions courtes + frontmatter)
    templates/          # modèles à remplir (docx, xlsx, pptx, html)
    scripts/            # helpers Python ou bash exécutables
    references/         # docs longues, schémas, glossaires
    assets/             # logos, polices, images de marque

Le SKILL.md commence par un YAML frontmatter dont le champ description est essentiel : c'est le texte que Claude Code lit pour décider de déclencher le Skill quand vous parlez. Sous le frontmatter, le corps markdown décrit le comportement attendu, les étapes, les contraintes, et pointe vers les ressources annexes (templates, scripts, references, assets) que Claude ne consulte que lorsqu'il en a besoin. Conséquence pratique : un Skill peut peser plusieurs Mo sans alourdir la fenêtre de contexte, parce que seul le SKILL.md est chargé en permanence.

Il existe deux portées pour un Skill Claude Code, qui ne s'opposent pas mais se cumulent :

  • Skill personnel : rangé dans ~/.claude/skills/<nom>/, disponible dans toutes vos sessions Claude Code, sur tous vos projets. Personnel à votre machine.
  • Skill projet : rangé dans .claude/skills/<nom>/ à la racine d'un dépôt, disponible uniquement quand vous travaillez dans ce dépôt. Versionnable dans git, partageable avec une équipe via le repo.

Côté chat web, le Skill Creator est un plugin officiel d'Anthropic qui vous aide à générer, tester et benchmarker un Skill depuis l'interface chat. Les Skills produits côté chat et les Skills locaux Claude Code sont compatibles entre eux : un Skill rédigé via le Skill Creator peut être déposé tel quel dans ~/.claude/skills/ et fonctionnera dans Claude Code, et inversement.

Quand un Skill local brille vs un Skill chat (Skill Creator)

Un Skill local Claude Code brille dans ces cas :

  • Le Skill doit exécuter des scripts, lire ou modifier des fichiers locaux, lancer des commandes shell.
  • Le Skill manipule des templates lourds (Word, Excel, PowerPoint) que vous ne voulez pas uploader à chaque fois.
  • Le Skill est lié à un environnement précis (serveur, base de données, repo git) accessible uniquement depuis votre machine.
  • Vous voulez versionner le Skill dans un repo (variante Skill projet) et le partager avec une équipe.

Un Skill chat (Skill Creator) brille dans ces cas :

  • Le Skill ne fait que de la rédaction ou du raisonnement, sans accès au système de fichiers.
  • Vous voulez le déclencher depuis claude.ai ou Claude Desktop, sans ouvrir un terminal.
  • Vous voulez le partager facilement (export, lien, plugin) à des non-techniciens.

Dans le doute, commencez par un Skill local Claude Code : il couvre les deux cas (rédaction et exécution), et reste facile à porter ensuite côté chat si besoin.

Anatomie d'un Skill : que mettre dedans

Le SKILL.md est le cerveau du Skill. Il doit rester court (idéalement moins de 500 lignes, souvent une page suffit) parce que son contenu reste en contexte pendant toute la session une fois chargé. Tout ce qui est volumineux ou conditionnel doit aller dans les sous-dossiers, et le SKILL.md se contente d'y pointer.

Les quatre sous-dossiers types, avec exemples concrets :

  • templates/ : modèles à remplir. Un docx vide à la charte d'un client, un xlsx avec en-têtes et formules, un pptx au format d'une trame récurrente, un html de mail. Le SKILL.md indique « ouvre templates/cr-copil.docx, remplis les champs {{client}}, {{date}}, {{decisions}} avec les éléments du brief ». Claude n'ouvre le template qu'au moment de l'utiliser.
  • scripts/ : helpers exécutables. Un script Python qui parse un export Excel, un script bash qui interroge une API, un helper Node qui génère un PDF à partir d'un HTML. Le SKILL.md indique « exécute scripts/extract.py <chemin> pour récupérer les données, puis utilise le résultat ». Cela évite à Claude de réécrire le même script à chaque session.
  • references/ : docs longues à consulter. Schémas de base de données, glossaires métier, conventions de nommage internes, extraits de doc API. Le SKILL.md indique « si la question porte sur les tables, consulte references/schema.md ». Ces fichiers ne sont lus qu'à la demande.
  • assets/ : binaires de marque ou de support. Logos clients, polices, icônes, images d'illustration. Utile pour les Skills qui produisent des livrables visuels (deck, mini-site, doc Word brandé).

Cette séparation permet à un Skill de rester léger en contexte tout en étant riche en ressources. Vous écrivez la procédure une fois dans le SKILL.md, vous rangez les outils à côté, et Claude Code orchestre.

Pas à pas détaillé

Créer le dossier du Skill

  1. Ouvrez un terminal. Si le dossier ~/.claude/skills/ n'existe pas encore, créez-le : mkdir -p ~/.claude/skills.
  2. Créez le dossier du Skill avec un nom court, en minuscules, sans espaces ni accents : mkdir -p ~/.claude/skills/<mon-skill>. Le nom du dossier deviendra la commande slash (/<mon-skill>), choisissez-le avec soin.
  3. Optionnel mais recommandé, créez d'emblée la structure d'arborescence : mkdir ~/.claude/skills/<mon-skill>/templates ~/.claude/skills/<mon-skill>/scripts ~/.claude/skills/<mon-skill>/references ~/.claude/skills/<mon-skill>/assets. Vous remplirez ces dossiers à mesure.

Écrire le SKILL.md

  1. Créez ~/.claude/skills/<mon-skill>/SKILL.md avec un YAML frontmatter minimal :

```yaml


description: Ce que fait le Skill et quand le déclencher, en une à deux phrases avec des mots-clés que vous diriez naturellement.


```

  1. Le champ description est le seul vraiment important. Mettez les mots que vous utiliserez naturellement quand vous demanderez la tâche à Claude (« compte rendu de copil », « facture client formation », « audit dépendances Node »). Pas de prose, des déclencheurs.
  2. Sous le frontmatter, rédigez le corps markdown : rôle attendu, étapes à suivre, format de sortie, contraintes (ton, longueur, vocabulaire interdit, structure). Si vous avez des sous-dossiers, pointez-les explicitement : « utilise templates/cr.docx », « exécute scripts/extract.py ».

Tester et itérer

  1. Relancez une session Claude Code dans n'importe quel dossier, puis lancez un prompt qui devrait matcher la description (par exemple : « prépare-moi un compte rendu de copil à partir de ces notes »). Claude Code détecte le nouveau dossier sans redémarrage et charge le Skill si la description matche.
  2. Vous pouvez aussi invoquer le Skill explicitement avec /<mon-skill> pour forcer son chargement, utile pour le tester sans dépendre du déclenchement automatique.
  3. Itérez sur la description jusqu'à ce que le Skill se déclenche naturellement sur vos formulations habituelles. C'est l'étape qui compte le plus : un Skill avec une description vague ne se déclenche jamais et finit oublié.

Cas d'usage avec exemples concrets

Skill « compte rendu de copil » (consultant en mission) - description : « Rédige un compte rendu de copil structuré à partir de notes brutes. Sections fixes (contexte, décisions, actions, points en suspens). À utiliser quand on demande un CR de copil, un compte rendu de comité de pilotage ou un relevé de décisions. » - Contenu : pointe vers templates/cr-copil.docx et references/glossaire-client.md. - Usage : Claude part du template, remplit les sections, applique la charte.

Skill « audit dépendances » (développeur) - description : « Audite les dépendances d'un projet Node ou Python (versions obsolètes, failles, licences). À utiliser quand on demande un audit deps, un check sécurité ou une revue des dépendances. » - Contenu : pointe vers scripts/audit.sh qui enchaîne npm outdated, npm audit, pip list --outdated. - Usage : Claude lance le script, parse les résultats, propose un plan de mise à jour priorisé.

Skill « facture formation » (indépendant) - description : « Génère un brouillon de facture client pour une mission de formation à partir d'un brief court (client, dates, montant, frais). À utiliser quand on demande une facture, un brouillon facture ou la facturation d'une mission. » - Contenu : pointe vers templates/facture.xlsx, scripts/create-draft.py (API compta), references/regles-tva.md. - Usage : Claude collecte les infos manquantes, génère le brouillon, ne valide jamais sans confirmation.

Skill « refactor module » (développeur) - description : « Refactore un module en respectant les conventions internes (nommage, structure, tests). À utiliser quand on demande un refactor, une mise au propre ou une réécriture d'un fichier. » - Contenu : pointe vers references/conventions-code.md et references/exemples-refactor.md. - Usage : Claude propose un plan de refactor avant d'écrire la moindre ligne, puis applique avec un commit propre.

Cas concret de routines quotidiennes : un triplet /prime (charger le contexte de la session en début), /morning (briefing matin filtré selon votre activité), /update (mettre à jour les fichiers de pilotage après une session importante) couvre 80 % des automatisations utiles d'un workspace personnel. Trois Skills d'une page chacun, et votre Claude Code devient un assistant qui démarre, vous brieffe et se met à jour tout seul.

À retenir

  • Un Skill est un dossier, pas un fichier. À côté du SKILL.md (cerveau, environ une page d'instructions), vous pouvez ranger templates/ (modèles à remplir), scripts/ (helpers exécutables), references/ (docs longues), assets/ (logos, polices). Le SKILL.md pointe vers ces ressources, Claude ne les ouvre qu'à la demande. Un Skill peut donc peser plusieurs Mo sans alourdir le contexte.
  • Si vous redonnez les mêmes instructions plus de trois fois, automatisez-le. La troisième répétition est le signal d'industrialisation : sortez la procédure du chat, mettez-la dans un Skill.
  • Triplet de routines quotidiennes : /prime (charger le contexte), /morning (veille filtrée), /update (mise à jour de fin de session). Trois Skills d'une page chacun, et votre Claude Code démarre, vous brieffe et se met à jour tout seul.
  • La qualité d'un Skill se joue dans le champ description : c'est lui qui décide du déclenchement automatique. Mots-clés naturels, cas d'usage clair, pas de prose superflue.
  • Personnel (~/.claude/skills/) = disponible dans tous vos projets. Projet (.claude/skills/ dans le repo) = disponible uniquement dans ce dépôt, versionnable git et partageable.
  • Le seul champ vraiment recommandé dans le YAML, c'est description. Les autres champs (name, allowed-tools, disable-model-invocation) sont optionnels et à utiliser seulement si vous en avez un besoin précis.

Pièges à éviter

  • Description trop vague : « gère mes mails » ne déclenche jamais le Skill parce que Claude ne sait pas reconnaître le cas. Précisez les déclencheurs naturels : « rédige un message de fin de journée avec un résumé des tâches du jour, à utiliser quand on demande un point de clôture ou un récap de fin de journée ».
  • Code prescriptif collé dans le SKILL.md : HTML, CSS ou JavaScript en bloc dans le corps poussent Claude à les recopier tels quels et cassent le rendu. Décrivez le comportement attendu, pas le code. Si vous avez besoin de scripts, mettez-les dans scripts/ et référencez-les.
  • SKILL.md trop volumineux : visez moins de 500 lignes. Une fois le Skill chargé, son contenu reste en contexte jusqu'à la fin de la session. Déportez les références longues dans references/.
  • Conflits de noms entre niveaux : un Skill personnel masque un Skill projet du même nom, et un Skill entreprise masque les deux. Choisissez des noms distincts si vous voulez tout garder accessible.
  • Nom de dossier vs champ name : si vous renseignez name dans le YAML, il doit correspondre au nom du dossier. En cas de doute, ne mettez pas name du tout : Claude Code utilisera automatiquement le nom du dossier.

Exercice 1 minute

Créez ~/.claude/skills/message-fin-journee/SKILL.md avec ce contenu :

---
description: Rédige un message de fin de journée à l'équipe, ton décontracté, 3 puces maximum (ce qui a avancé, ce qui bloque, ce qui est prévu demain). À utiliser quand on demande un message de clôture ou un point de fin de journée.
---

Rédige un message court en français, ton décontracté et direct, avec exactement 3 puces : ce qui a avancé aujourd'hui, ce qui bloque actuellement, ce qui est prévu pour demain. Pas d'introduction. Pas de signature.

Puis demandez à Claude Code : « fais-moi mon message de fin de journée ». Vérifiez qu'il charge bien le Skill (le raisonnement ou la sortie le mentionne).

Variantes par plan

  • Free : pas d'accès à Claude Code.
  • Pro : standard, création illimitée de Skills personnels et de Skills projet.
  • Max : équivalent Pro avec plus d'exécutions disponibles.
  • Team : Skills partageables au niveau projet (via git) ou packagés en plugins workspace.
  • Enterprise : Skills déployables au niveau organisation via les managed settings, avec contrôle admin sur ce que les utilisateurs peuvent activer ou installer.

Liens internes