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Où travailler avec Claude - web, Cowork, Claude Code
Source officielle : https://support.claude.com/en/articles/14479288-claude-cowork-architecture-overview
Où travailler avec Claude : web, Cowork, Claude Code
L'essentiel
Claude s'utilise à plusieurs endroits, et la bonne question n'est pas « lequel est le plus puissant » mais « jusqu'où ai-je besoin que Claude aille dans mes affaires ? ». Discuter et rédiger : le navigateur suffit. Faire travailler Claude sur vos fichiers : Cowork. Atteindre un serveur, un outil interne, ou circuler partout sur votre machine : Claude Code. C'est le même modèle dans les trois cas. Ce qui change, c'est la portée.
Pour qui c'est utile
Cette fiche s'adresse à quelqu'un qui ne sait pas par où commencer, ou qui a installé quelque chose sans savoir si c'était le bon choix. Trois situations typiques :
Vous découvrez Claude et vous vous demandez s'il faut installer une application ou si le navigateur suffit. Réponse courte : commencez par le navigateur.
Vous utilisez déjà Claude dans votre navigateur et vous butez sur une limite : vous voulez qu'il travaille sur vos fichiers, pas seulement sur ce que vous copiez-collez.
Vous hésitez entre Cowork et Claude Code et les explications habituelles ne vous convainquent pas, parce que les deux savent exécuter du code. La section « la vraie différence » traite ce point.
Les trois niveaux de portée
Chaque niveau contient le précédent. On ne « monte » pas de l'un à l'autre comme on passerait à une version supérieure : la plupart des usages quotidiens tiennent entièrement dans le premier cercle.
La vraie différence entre Cowork et Claude Code
La formule qu'on entend souvent, « Cowork lit les fichiers, Claude Code exécute du code », est fausse. Cowork exécute du code aussi, y compris des scripts Python.
La documentation d'Anthropic donne la véritable ligne de partage : dans Cowork, l'exécution de code a lieu dans un environnement isolé. En session cloud, c'est un bac à sable temporaire sur les serveurs d'Anthropic, créé au début de la session et détruit à la fin. En session locale, c'est une machine virtuelle Linux dédiée sur votre ordinateur.
Autrement dit :
- Cowork exécute du code dans une pièce fermée, à côté de votre machine.
- Claude Code exécute du code sur votre machine.
Ce que l'isolation empêche, concrètement
Le bac à sable de Cowork ne peut joindre ni les adresses privées, ni les adresses internes, et tout son trafic sortant passe par un relais qu'il ne peut pas reconfigurer. En pratique :
- Un serveur de l'entreprise, un outil hébergé en interne, une base de données sur le réseau local : hors d'atteinte.
- Les fichiers accessibles se limitent aux dossiers explicitement connectés. Un fichier situé ailleurs sur le disque n'existe pas pour lui.
- Les outils installés sur le poste (utilitaires en ligne de commande, scripts maison, réglages personnels) ne sont pas là : l'environnement isolé repart d'une base vierge à chaque session.
Claude Code n'a aucune de ces limites, parce qu'il tourne dans votre environnement, avec vos accès.
Une phrase de la documentation mérite d'être retenue telle quelle : l'isolation limite l'endroit où le code de Claude s'exécute, elle ne limite pas ce que Claude comprend ou décide. Ce n'est donc pas une question d'intelligence, uniquement de portée.
Pourquoi Claude Code paraît plus rapide
Cette impression est fondée, et elle s'explique par l'architecture. En session cloud, une demande qui touche un fichier local fait l'aller-retour entre le serveur, l'application de bureau et le disque. En session locale, il faut démarrer la machine virtuelle. Claude Code n'a rien de tout cela : la commande part directement.
Ce n'est pas le modèle qui est plus lent, c'est la distance jusqu'aux données.
Le tri, par besoin
Organisé par ce que vous avez à faire, plutôt que par nom de produit. C'est volontaire : les noms changent, les besoins non.
| Ce que vous voulez faire | Où | Faut-il installer ? |
|---|---|---|
| Discuter, rédiger, analyser un document que vous déposez | Le navigateur (claude.ai) | Non |
| Reprendre une conversation en déplacement, dicter une idée | L'application mobile | Oui, sur le téléphone |
| Faire travailler Claude sur des fichiers, dans un dossier désigné | Cowork | Selon le mode, voir plus bas |
| Atteindre un serveur, un outil interne, circuler sur tout le disque | Claude Code | Oui, en ligne de commande |
| Écrire directement dans Word, Excel, PowerPoint ou Outlook | Les add-ins Office | Oui, depuis Microsoft AppSource |
Cowork : cloud ou ordinateur
C'est la source de confusion la plus fréquente, et elle est justifiée. Cowork n'est pas un produit décliné en deux versions : c'est un produit dont le lieu d'exécution change. Il s'utilise depuis l'application de bureau, mais aussi depuis le web et le mobile.
En session cloud (le mode par défaut), la réflexion et l'exécution ont lieu sur les serveurs d'Anthropic. Le travail continue portable fermé, et des tâches planifiées peuvent se déclencher sans qu'aucun appareil soit allumé.
En session locale, tout se passe sur l'ordinateur, dans la machine virtuelle isolée. Fermer l'ordinateur arrête le travail.
Le point qui déroute : une session cloud peut quand même atteindre vos fichiers locaux, mais uniquement en passant par l'application de bureau installée sur cette machine, uniquement pour les dossiers connectés, et uniquement pendant que l'application est allumée. D'où l'impression que « c'est pareil, mais pas tout à fait ».
Travailler sur un dossier
Une fois Cowork actif, vous désignez le dossier sur lequel Claude a le droit de travailler. Tout se passe ensuite dans ce périmètre : il ne va pas fouiller ailleurs sur votre disque.
Le panneau de droite d'un projet mérite un mot, parce qu'il regroupe quatre choses souvent confondues :
- Instructions : ce que Claude doit savoir en permanence sur ce projet. Écrit une fois, valable pour toutes les conversations du projet.
- Mémoire : ce que Claude retient d'une séance à l'autre.
- Contexte : le dossier de votre ordinateur rattaché au projet.
- Programmé : des tâches qui se relancent toutes seules, à intervalle régulier.
Ce qui ne suit pas d'un endroit à l'autre
Vos conversations se synchronisent partout : commencée dans le navigateur, une discussion se retrouve sur le téléphone. En revanche, les fichiers de votre ordinateur ne suivent pas. C'est mécanique et non un oubli : votre téléphone n'a pas accès au disque de votre ordinateur.
Conséquence pratique : un travail lancé sur un dossier local ne se poursuit pas depuis le téléphone. Vous pourrez lire la conversation, pas reprendre le travail sur les fichiers.
Choisir en trois questions
-
Ai-je besoin que Claude produise un fichier, ou seulement une réponse ? Une réponse suffit : le navigateur. C'est le plus rapide, et cela couvre la majorité des usages quotidiens.
-
Le travail se limite-t-il à des documents dans un dossier identifié ? Oui : Cowork. L'isolation devient un avantage, puisque vous choisissez exactement ce que vous lui confiez.
-
Faut-il joindre un serveur, un outil interne, ou circuler dans plusieurs endroits du disque ? Alors Claude Code, et lui seul.
À retenir
- Un seul critère de choix : jusqu'où Claude doit aller, pas le niveau où vous vous situez.
- Les trois exécutent du code. La différence est l'endroit où ce code s'exécute.
- Cowork travaille dans un environnement isolé, sur des dossiers désignés. Claude Code travaille dans le vôtre.
- L'isolation de Cowork n'est pas une faiblesse : c'est une garantie de périmètre, et c'est un argument dans un métier qui manipule des données confidentielles.
- Les conversations suivent d'un appareil à l'autre, les fichiers de votre ordinateur non.
Pièges à éviter
- Croire que Cowork n'exécute pas de code : il en exécute, simplement ailleurs que sur votre machine.
- Croire que Claude Code est réservé aux développeurs : le terminal est un prérequis, la programmation non. On peut y rédiger, analyser ou classer sans écrire une ligne de code.
- Attendre d'une session Cowork cloud qu'elle joigne un outil interne : le bac à sable ne peut pas atteindre les adresses privées, par conception.
- Installer l'application de bureau « pour avoir mieux » : elle n'est pas une version supérieure du site. Si vous ne comptez confier aucun dossier à Claude, le navigateur fait la même chose.
- Confondre le mode et le modèle : Chat et Cowork disent où Claude travaille. Le sélecteur voisin (Opus 5, Sonnet 5…) dit avec quel moteur il raisonne. Les deux réglages sont indépendants. Voir la fiche
web/01. - Désigner un dossier trop large : donnez le dossier du projet en cours, pas la racine de votre disque.
- Choisir l'outil le plus large par réflexe : plus la portée est grande, plus la question « qu'est-ce que je l'autorise à toucher » se pose. C'est une décision d'organisation, pas un réglage technique.
Exercice 1 minute
Prenez la dernière demande que vous avez faite à Claude et passez-la aux trois questions de choix. Si la réponse s'arrête à la première, le navigateur suffisait. Si vous descendez jusqu'à la troisième, vérifiez si l'outil que vous utilisiez pouvait réellement atteindre ce que vous visiez.
Variantes par plan
- Free : Claude sur le web uniquement.
- Pro : débloque Cowork et Claude Code.
- Max : sessions longues et marge d'usage supérieure, utile pour les traitements en plusieurs étapes.
- Team : Cowork par utilisateur, sessions non partageables entre membres.
- Enterprise : identique à Team, avec administration centralisée des permissions et des politiques de conservation.
Liens internes
- Feature liée :
web/01-premier-message-modeles(choisir le modèle, à ne pas confondre avec le mode) - Feature liée :
setup/04-choix-plan(quel forfait donne accès à quoi) - Feature liée :
desktop/02-cowork(prise en main de Cowork) - Feature liée :
claude-code/01-cli-base(démarrer avec Claude Code) - Feature liée :
mobile/02-sync-cross-device(ce qui suit d'un appareil à l'autre)